L'économie circulaire

Prolonger la durée de vie des produits

  • Prêter, donner ou partager un bien après utilisation

Prolonger la durée de vie des produits

  • Réparer plutôt que de jeter

Donner une seconde vie aux produits

  • Réutiliser
  • Collecter et redistribuer des produits

Reproduire de nouveaux biens   

  • Reconditionner   

Reproduire de nouveaux biens   

  • Rénover les produits  

  • Réusiner les produits   

  • Reconditionner   

  • Démonter les pièces pour les réutiliser dans de nouveaux processus de fabrication 

Reproduire de nouveaux biens 

  • Recycler les composantes d’un produit  

Valoriser des déchets organiques

  • Au niveau agricole (engrais, alimentation animale, etc.)  

Valoriser des déchets organiques

  • Au niveau énergétique (production de biogaz, etc.)  

L’économie circulaire, c’est quoi ?

On trouve différentes définitions de l’économie circulaire. Cependant, il existe un consensus sur le fait que les éléments suivants constituent le cœur de ce modèle :

  • L’optimisation de l’utilisation des ressources ;
  • Le découplage de la croissance économique et de la consommation de ressources naturelles.

La Commission européenne définit l’économie circulaire comme une économie dans laquelle « les produits et les matières conservent leur valeur le plus longtemps possible ; les déchets et l’utilisation des ressources sont réduits au minimum et, lorsqu’un produit arrive en fin de vie, les ressources qui le composent sont maintenues dans le cycle économique afin d’être utilisées encore et encore pour recréer de la valeur ».

L’économie circulaire touche à l’ensemble du cycle de vie des produits et des services, de l’extraction à la gestion des déchets. Elle vise à maintenir la valeur et l’utilité des produits et des ressources le plus longtemps possible, en dépassant la vision de la seule gestion des déchets ou de l’efficacité des ressources dans les modes de production. Le recours aux ressources renouvelables est encouragé tout en veillant à la préservation et à la génération du capital naturel dont la biodiversité et les écosystèmes.

Certaines pratiques circulaires peuvent aider à prévenir l’apparition de déchets : partager, louer, réutiliser, réparer, remettre à neuf ou encore recycler. On parle de « circulaire », car ces différentes pratiques créent un ensemble de boucles qui réinsèrent la matière, les ressources et les produits tout au long du cycle économique : extraction des matières premières, conception, fabrication, distribution, consommation, utilisation des biens et gestion des déchets. Dans une économie 100 % circulaire, la notion de déchet n’existe d’ailleurs plus !

Et l'économie linéaire ?

L’économie linéaire s’oppose à la notion d’économie circulaire. Ce modèle économique consiste à extraire les matières premières, à fabriquer des produits, à les consommer et enfin à les jeter. C’est ce trajet qui est caractérisé de « linéaire ». Autrement dit, les matières premières utilisées finissent par devenir et rester des déchets. Un tel modèle économique a des répercussions négatives tant sur l’environnement que sur l’économie.

Economie linéaire

Mais pourquoi changer de logique économique ?

L’économie linéaire conduit à une consommation, voire à une surconsommation des ressources, ainsi qu’à la production de déchets. En prévenant l’apparition de ces déchets et en diminuant l’extraction des ressources, l’économie circulaire apporte des pistes de réflexion et des solutions aux grands défis environnementaux et économiques que sont la raréfaction des ressources naturelles, la perte de biodiversité, le changement climatique, ou encore la déforestation. L’économie circulaire amène des propositions d’actions concrètes pour transformer notre modèle économique et le rendre plus viable et durable, et permettre ainsi de refaçonner notre société de consommation qui atteint aujourd’hui ses limites.

En outre, l’économie circulaire offre une série d’avantages économiques à nos sociétés. Allonger la durée de vie des biens et transformer les déchets en nouvelles ressources représentent de nouvelles pistes de réduction de coûts pour les producteurs et les consommateurs. Elle permet aussi une meilleure maitrise des chaines d’approvisionnement pour la production, ou encore une plus grande résilience des entreprises face aux crises.  

Enfin, l’économie circulaire fait également appel à de nouvelles compétences et connaissances pour permettre davantage de réutilisation, de réemploi et de recyclage, et favorise ainsi la relocalisation de certains savoir-faire tout en créant de l’emploi local.

Bien plus qu’une meilleure gestion des déchets

Economie linéaire - de recyclage - circulaire

Éco-conception, réparation, partage, économie de la fonctionnalité, recyclage, upcycling, symbiose industrielle, valorisation des déchets, réutilisation, allongement de la durée d’usage… L’économie circulaire englobe en réalité toute une série de pratiques, qui offrent chacune des pistes de solutions différentes aux producteurs et aux consommateurs. Chacune œuvre vers les mêmes objectifs : optimiser l’utilisation des ressources et maintenir les matières premières dans le cycle économique. Ces différentes solutions forment ensemble une boite à outils, dans laquelle chaque citoyen, entreprise ou pouvoir public peut venir piocher pour limiter son impact sur l’utilisation des ressources.

Et ces solutions sont bien loin de ne concerner que la fin de vie des produits et le recyclage de ceux-ci ! En effet, nombreuses d’entre elles interviennent aux étapes de production, de consommation ou d’utilisation. Le recyclage ne suffit d’ailleurs pas à lui seul à prévenir l’apparition de déchets. Ainsi, l’économie circulaire ne doit pas être confondue avec l’économie du recyclage. Si le recyclage est bel et bien une facette de l’économie circulaire, il ne s’agit que d’une solution partielle : non seulement elle requiert beaucoup d’énergie et de matières chimiques pour être mise en place, mais en plus il est rarement possible de recycler à l’infini les matières. La circularité propose de nombreuses autres solutions complémentaires, et souvent plus efficaces, qui permettent une optimisation encore plus poussée de nos ressources.